
Ce palais carolingien a été transformé en prison au 18e siècle. Propriété de la commune depuis 1936, le château a été classé site archéologique d'intérêt national en 1995 suite à la découverte des vestiges carolingiens. D'importantes fouilles sont effectuées entre 1996 et 2000 par l'Oxford Archeological Unit. Un grand nombre d'objets archéologiques a été découvert et constitue l'essentiel des collections présentées dans le musée, inauguré en juin 2008. Un parcours interactif et ludique permet au visiteur de comprendre les différentes transformations architecturales de l'édifice. Cet été, le musée propose une exposition temporaire sur la cuisine médiévale.

Connue depuis le 11e siècle, et, autrefois nommée Saint-Martin de Louvernay, puis, Louvernay, la commune a d'abord partagé ses activités entre l'agriculture et le tissage à domicile. Puis ce fut l'industrie de la chaux qui se développa avec l'arrivée du rail, en 1854. Les fours à chaux dateraient du 15e siècle, mais la production n'est attestée qu'à partir des années 1720. Cette activité connaît un véritable essor au 19e siècle et Louverné devient un grand pôle chaufournier (29 fours à chaux - 500 ouvriers). L'extraction de marbre a également marqué l'histoire de Louverné, liée à la présence d'un banc de calcaire dans son sous-sol. Aujourd'hui, il reste des traces visibles de ces activités avec les fours à chaux de la Vannerie et les carrières remplies d'eau.

Ancien couvent des Ursulines construit entre 1620 et 1626 par Etienne et Pierre Corbineau, l'édifice est d'abord école centrale, école secondaire en 1804, collège Royal en 1841, puis lycée en 1848. Le portail de la chapelle est remarquable par sa hauteur et sa grande verrière. Récemment, les bâtiments ont bénéficié d'une rénovation complète.

Quelaines et St-Gault furent regroupés en 1988. L'ancienne église de St-Gault possède deux autels : l'un dédié à Notre-Dame date de 1500 et l'autre voué à St-Fiacre date de 1632. Cette église a été restaurée entre 1882 et 1888 et le presbytère qui le jouxte a été reconstruit en 1858.

Petite cité de caractère, Lassay-les-Châteaux possède un patrimoine remarquable, dont trois châteaux. Le château de Lassay, situé « intra-muros », date du 12e siècle. Il fut démoli pendant la guerre de Cent Ans et reconstruit vers 1458. Edifice privé et classé aux Monuments Historiques depuis 1862, il est composé de 8 tours massives reliées entre elles par des remparts. Sa fonction défensive se décline par des courtines, créneaux, mâchicoulis. Son élément le plus remarquable est sans conteste sa barbacane, superbe défense avancée du pont-levis en forme de proue de navire.

La chaux (oxyde de calcium obtenu par calcination de pierres calcaires) est un matériau naturel connu et utilisé par l'homme depuis des millénaires et reste aujourd'hui un produit incontournable dans de nombreux domaines (bâtiment, environnement, industrie, travaux publics, agriculture...). A la fin du 19e siècle, les fours à chaux traditionnels sont remplacés progressivement par des fours industriels. En 1982, la Dolomie Française est reprise par le groupe Balthazard & Cotte, membre depuis 2001 du groupe Lhoist, leader mondial du secteur.

Au carrefour de voies importantes, Noviodunum est un site majeur à l'antiquité. Ses vestiges (temple, théâtre, thermes, forteresse) témoignent d'un passé historique très riche. Le théâtre construit au Ier siècle, puis remanié, profite de la pente naturelle au sud de la ville. La forteresse faisait office d'entrepôt (impôts, métaux précieux...). Ce haut lieu du patrimoine mayennais accueille tous les ans le festival.

En 1631, les religieuses bénédictines créèrent une communauté à Ernée. Un couvent, deux chapelles et une abbaye furent construits. Maintes fois remanié, le bâtiment de l'abbaye abrita en 1678 le premier pensionnat ernéen pour l'éducation des jeunes filles. A la révolution, les religieuses furent chassées et le domaine fut vendu en 1795.

Mentionné dès le 15e siècle, le site des Perles possède un étang depuis très longtemps. Acheté par les communes d'Averton et de Villaines-la-Juhel puis repris par la Communauté de communes, le site a été aménagé pour le tourisme : un village de gîtes a été créé pour accueillir randonneurs, pêcheurs et autres amoureux de la nature.

Le lieu-dit de "Courbusson" ou "Courbuisson", château et ferme, appartenait aux 14e et 15e siècles aux sires de Mathefelon. Rénové au 19e siècle dans un style néo-classique, le château est acquis par Charles Toutain, maire de Laval de 1860 à 1874. Le domaine est cédé au Syndicat Ecclésiastique de Laval en 1939 puis à l'association Chanteclair en 1966 pour y accueillir des enfants en difficulté. Un parc boisé et un étang complètent cette propriété de 7 ha.

St-Denis-d'Anjou fut un carrefour commercial important, notamment dans le négoce du vin. La vigne, disparue au 19e siècle, a été replantée sur 80 ares en 1998 : des vendanges ont lieu chaque année et sont fêtées dans le village. Le chenin blanc du « Clos de la Morinière » est le seul vin mayennais ! L'église et ses peintures murales, belles demeures, vieilles halles enchantent le visiteur.

Dominant la vallée de l'Erve sur son éperon rocheux, le château de Sainte-Suzanne a été fondé au 11e siècle par le Vicomte du Maine. Résistant à deux reprises aux assauts de Guillaume le Conquérant, la cité était protégée par les roches et les vignes abondantes sur ses versants. Acquise en 1998 par le Conseil général, la forteresse et le logis ont fait l'objet d'une restauration importante. Un Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine a investi le château. Lieu d'information, de rencontre et de pédagogie, il étend son discours à l'ensemble du département de la Mayenne.

Dès le 13e siècle, il est fait état de la châtellenie de la Vézouzière qui appartiendra à la famille du Matz jusqu'à la fin du 16e siècle. En 1554, Jean du Matz, évêque de Dôle, fait construire la chapelle « Notre-Dame de Bonne-Nouvelle ». En 1796, de violents affrontements ont lieu entre républicains et chouans. En 1832, les partisans de la Duchesse du Berry, qui défend la cause légitimiste, occupent le château. Cette tentative d'insurrection est vite réprimée. En partie inscrit à l'ISMH, le château a conservé sa charpente et sa chapelle du 16e, sa façade et son portail d'honneur du 18e.

Edifice dont la construction principale remonterait au 14e siècle, le manoir du Haut Rocher se compose de 3 bâtiments anciens et une adjonction moderne : - le manoir, - une annexe contigüe appelée boulangerie ou cellier, - une grange ancienne. Le manoir aurait été remanié entre 1451 et 1480. Une tour escalier hexagonale orne la façade côté cour : elle est éclairée de hautes lucarnes en tuffeau. A partir de 1730, le site devient une exploitation agricole et le reste jusqu'en 1987. Racheté en 1989, le Manoir du Rocher est restauré et inscrit à l'ISMH.





